Kérosène sur l’atomium = danger pour la santé…Le Docteur Goethals dénonce : Il est scandaleux que personne ne réagisse !

Bruxelles Air Libre
mardi 31 juillet 2012

Pour la deuxième fois en un mois les services techniques de l’Atomium ont du sérieusement récurer les boules de l’Atomium, parce que le kérosène des avions qui le survolent attaque leur revêtement en acier inoxydable. « Tous les habitants de ce quartier respirent des particules de goudron toxique », prévient le cardiologue Marc Goethals.

Johan Vandenperre, directeur-adjoint de l’asbl Atomium, ne se fait pas seulement du souci au sujet des frais entraînés par ce deuxième nettoyage. « Si ces émissions (de particules) se poursuivent, nous allons interpeller l’aéroport. Car enfin, cela nuit à notre image », déclarait-il le semaine dernière.

« Hallucinant », déclare Goethals, cardiologue aux cliniques OLV d’Alost et qui se consacre depuis plus de dix ans à l’impact du trafic aérien sur la santé. « Qu’on retrouve du kérosène sur l’Atomium devrait faire sonner l’alarme. Cela signifie non seulement que les boules noircissent à cause de matières extrêmement polluées, mais il est de plus évident que les habitants aux environs respirent des particules toxiques. Je trouve scandaleux que personne ne réagisse. »

« On refuse tout simplement de reconnaître que le kérosène est mauvais pour la santé. Pour mesurer l’impact du trafic aérien sur la santé publique on mesure les particules fines. Aux alentours des aéroports et le long des autoroutes ces valeurs ne se situent pas plus haut que dans les réserves naturelles. Cela veut-il dire qu’il n’y a aucun danger . Absolument pas », insiste Goethals.

Les particules ultra-fines sont au moins aussi dangereuses. L’espérance de vie des personnes qui habitent le long des autoroutes est réduite de deux ans en moyenne. Des études démontrent que même une demi-heure après leur inhalation les particules ultra-fines, laissent des traces dans le foie et dans l’urine. Via les poumons, elles s’incorporent incroyablement vite à notre organisme. Il existe trop peu de recherche sur les possibles néfastes conséquences. Mais je peux vous assurer que cela n’est pas bon pour la santé ».

Nuisances sonores

On remanie les routes de vol à Zaventem depuis des années. La raison en est la gêne par le bruit, et l’objectif est de ramener de quarante à trente les routes de vol à partir de et vers Zaventem.

Les trois piliers du plan de vol du secrétaire d’Etat Melchior Wathelet (cdH) sont la sécurité, la dispersion du bruit et la transparence.

Mais le bruit est encore le moindre souci des habitants. « Parce que ces routes de vol deviennent de plus en plus étroites, les appareils doivent virer constamment. Un virage signifie pour un avion davantage d’émissions de particules fines. Politiquement, cela peut naturellement être intéressant. Car moins de gens sont incommodés par les survols. Mais ils reçoivent davantage de retombées de particules fines, ce qui est vraiment nocif ».

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(vrij vertaald – traduction libre de article DeMorgen.be)



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